1 milliard 20 millions de personnes affectées, c’est aujourd’hui une personne sur six qui souffre de la faim.
Face à l’inacceptable manque d’accès à l’alimentation, le site Coordinationsud s’interroge sur les modalités de partenariat entre les différents acteurs de la gouvernance alimentaire mondiale. A commencer par les enjeux du Sommet mondial sur la sécurité alimentaire qui aura lieu du 16 au 18 novembre prochains à Rome.
Le dossier souligne qu’il n’existe pas encore, à ce jour, d’entité politique à l’échelle supranationale regroupant les “marionnettistes de l’alimentation” (FAO, OMC, ONG etc.), d’où la nécessité de ces rencontres. Notons que les acteurs incontournables de la sécurité alimentaire comme les petits producteurs et la société civile sont amenés à être mieux reconnus dans les négociations à venir.
Le partenariat mondial en cours repose sur trois piliers : politique (incluant des représentants de l’ensemble des acteurs au sein d’un Comité sur la sécurité alimentaire), scientifique (création d’un panel d’experts de haut niveau) et financier (en phase de montage).
Il doit principalement permettre de passer à l’action, de faire participer la société civile et d’étendre la gestion des ressources mondiales, aujourd’hui essentiellement dévolue à la FAO.
Quelles sont les limites d’un tel Sommet (limites qui vaudront pour Copenhague dans quelques mois) ? Tout d’abord, malgré la participation de plus de 60 chefs d’Etat, on peut déplorer l’absence de la majorité des dirigeants du G8. En utilisant ironiquement le slogan de la rencontre dans l’article “L’immense tragédie d’un milliard d’affamés”, le site jeuneafrique.com dénonce ainsi le manque d’actions envisagées. Peut-on se contenter de plats constats et de “promesses”? En aucun cas…
